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JO: les handballeuses françaises veulent leur médaille

lun 21 jui, 12h05


PARIS (Reuters) - Avec un noyau d'anciennes, quelques cadres confirmées, une pincée de jeunettes et un entraîneur déjà historique, le handball féminin français vise à Pékin la médaille olympique qui couronnerait une génération.

L'aventure a commencé aux championnats du monde 1999 en Norvège lors d'une finale perdue d'un but, 25-24, après deux prolongations face au pays hôte.

L'entraîneur Olivier Krumbholz était déjà là. Stéphanie Cano, Véronique Pecqueux-Roland, Valérie Nicolas et Isabelle Wendling aussi.

Elles sont aujourd'hui la capitaine, la meilleure marqueuse, la gardienne star et la plus capée des "Femmes de défis", nom du site internet de l'équipe, qui vont partir pour Pékin.

Sophie Herbrecht et Raphaëlle Tervel, arrivées en 2003, année du titre mondial en Croatie, seront aussi du voyage en Chine.

Depuis la médaille de bronze à l'Euro 2006, Nina Kanto, Maakan Tounkara, Paule Baudouin et Christine Vanparys sont devenues des cadres de l'équipe.

D'autres comme Alexandra Lacrabère, Amandine Leynaud et Camille Ayglon apportent la jeunesse de leurs 21, 22 et 23 ans.

Olivier Krumbholz juge aujourd'hui que ce groupe est "plus fort que celui de 2004" qui avait obtenu la quatrième place aux Jeux d'Athènes après avoir été battu 32-31 par la Corée du sud en demi-finale et 21-18 par l'Ukraine dans la petite finale.

"Ce groupe a plus d'énergie de jeu. On a travaillé pour avoir ce petit plus au niveau de l'attitude qui nous a manqué à Athènes", dit-il. "Il y a de jeunes joueuses exceptionnelles et des joueuses plus anciennes qui défient le temps."

POULE PLUS FAIBLE ?

L'entraîneur de l'équipe de France reconnaît que ne pas obtenir de médaille dans une compétition où il juge que "le mental sera prioritaire" "serait une déception."

"Ca voudrait dire qu'on aurait échoué dans la quête d'une médaille", ajoute-t-il, "mais ça ne voudrait pas dire qu'on aurait fait une contre-performance parce qu'il faudra mettre le résultat en adéquation avec le potentiel de l'équipe et le potentiel des autres équipes."

Stéphanie Cano, qui mettra fin à sa carrière internationale après les Jeux, est beaucoup plus prudente quand on l'interroge sur le déroulement du Tournoi que la France débutera face à l'Angola, le Kazakhstan, la Roumanie, la Norvège et la Chine.

La Russie, l'Allemagne, la Hongrie, la Corée du Sud, la Suède et le Brésil en découdront dans l'autre poule avant que les quatre premières de chaque groupe ne s'affrontent en quarts de finale croisés.

"Il se dit que notre poule est un peu moins forte que celle d'à côté mais c'est à double tranchant parce que ça veut dire qu'on n'aura pas forcément un quart plus facile", dit la capitaine.

"On parle d'équipes plus faibles...Le Kazakhstan à la rigueur...On pourrait parler de la Chine mais le problème c'est qu'elles jouent chez elles et que des Chinois supportés par des Chinois ça peut faire mal. L'Angola ? A la dernière compétition,

elles nous ont battues."

Pas question en tout cas de penser que les Jeux , compétition dite plus faible sportivement qu'un Euro ou un championnat du monde, commenceront en quarts de finale.

"Nous, on se dit juste que les Jeux ça commence à 09h00 le lendemain de la cérémonie d'ouverture," précise Stéphanie Cano. "On se dit que, si ça se trouve, la médaille se joue là parce que si on rate un match et que du coup on tape de l'autre côté les premières ou deuxièmes on peut tout foutre en l'air."

"L'idéal ça serait de finir premières ou deuxièmes. Ca serait vraiment un bon résultat puis, derrière, on aurait un quart abordable même si on sait que ça ne sera pas forcément facile."

Jean-Paul Couret, édité par Patrick Vignal

 

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