GP d'Australie - Hamilton : "Affamé, déterminé "

Eurosport - ven, 14 mars 00:02:00 2008

Visiblement pas affecté par sa déception de 2007, le vice-champion du monde Lewis Hamilton (McLaren) a trouvé l'hiver long et est impatient d'en découdre.

FORMULA 1 2008 - Lewis Hamilton poses ahead of season for McLaren - 0

Qu'avez-vous fait sur le chemin de Melbourne ?

Lewis Hamilton : J'ai quitté la Suisse (ndlr : où il habite) et je me suis arrêté à Hong-Kong pour deux jours. J'ai juste fait un peu de shopping et un peu visité. Puis je me suis rendu à Brisbane car mon préparateur physique est de là-bas. J'ai passé la journée dans sa famille. Nous avons fait un barbecue, je me suis reposé puis je suis allé sur la Gold Coast. Je me suis un peu entraîné, par un temps agréable, comme ici, en courant sur les plages, en jouant au tennis et en m'amusant. Je suis arrivé à Melbourne lundi

Vous entendez-vous bien avec votre nouveau coéquipier, Heikki Kovalainen ?

L.H.: Oui, vraiment bien. Il s'est très bien intégré à l'équipe et semble y prendre du plaisir. Le courant passe bien.

Comme Heikki Kovalainen, vous n'avez qu'une année d'expérience en Formule 1. Est-ce que ce fût un problème jusqu'à présent ou est-ce que ça pourrait en être un en course ?

L.H.: Cela n'a pas été un problème et je ne pense pas que ça le sera. Il a déjà une belle carrière derrière lui, beaucoup d'expérience. Nous sommes tous deux dans notre deuxième année, nous avons faim de victoires et nous voulons faire avancer l'équipe. Cette volonté commune d'aller dans la même direction est plutôt bonne.

Avez-vous mené une préparation différente de l'an passé ?

L.H.: Je pense qu'elle a été meilleure. L'an dernier, moi et mon coach étions débutants. Nous avions fait de notre mieux mais il y avait moyen d'améliorer les choses.

Etiez-vous nerveux ou impatient avant de débuter la saison, l'an dernier ? Comment vous sentez-vous maintenant ? Ressentez-vous plus de pression ?

L.H. : Je ne pense pas qu'il y en ait plus, je pense qu'il y en a même moins. L'an dernier, il y avait quelque chose d'énorme à construire, beaucoup de poids sur mes épaules, car personne de savait vraiment si j'allais bien faire. Et moi non plus d'ailleurs. C'est un sentiment différent. Je sais maintenant plus à quoi va ressembler la saison. Je suis encore plus affamé, encore plus déterminé, et tout simplement plus excité à l'idée de courir. Cela a été un trop long break. Ça m'a paru interminable.

Le traction control est interdit : c'est la plus grosse différence au volant avec le bannissement de l'assistance du frein moteur...

L.H. : Cela n'a pas été un trop gros problème. C'est une bonne idée qu'il soit interdit car j'ai piloté sans dans toutes les catégories auparavant. Je ne peux pas dire que je préfère piloter avec ou sans mais c'est un défi et tout le monde est dans la même barque. Je pense que nous avons fait du bon boulot depuis ces interdictions (ndlr : la gestion électronique standard est fournie par McLaren et Microsoft).

Le développement technique a permis de réduire la différence ?

L.H. : Oui. D'un point de vue chrono, vous verrez que l'on fera tous des chronos similaires à ceux du passé, du temps du traction control.

Et le style de pilotage ?

L.H. : C'est le même qu'avant.

Vous n'en avez pas changé ?

L.H. : Non.

L'an dernier, vous aviez l'habitude de passer du temps à signer des autographes. Votre plus grande popularité va-t-elle changer quelque chose ?

L.H. : Je continuerai de le faire. Je l'ai fait ce matin et je ne vois pas pourquoi je devrais changer. Il faut évidemment fixer une limite sinon ça ne s'arrête jamais. Mais on sait toujours quand arrive le moment de dire "Stop".

Comment ressentez-vous l'absence de Fernando (Alonso) dans le team ?

L.H. : Cela ne fait pas une énorme différence. Heikki a été le bienvenu dans l'équipe comme Fernando l'a été. Bien sûr, c'est différent ; quand il y a un double champion du monde, quand on est dans sa première année et qu'on l'a regardé pendant des années, qu'on travaille contre lui, avec lui (ndlr : il rectifie), c'est un privilège. De ce point de vue, c'est dommage qu'il ne soit pas là mais c'est un nouveau challenge pour moi et pour Heikki. Mais quelqu'un de nouveau dans l'équipe, c'est assurance d'apprendre.

Il va apparemment faire chaud ce week-end, spécialement le jour de la course. Comment vont être les longs runs s'il fait les 39 degrés annoncés ?

L.H. : Ça va être dur. La plupart du temps, lors des tests hivernaux, il faisait assez frais (ndlr : seul Ferrari et Toyota ont testé à Manama, à Bahreïn). Ici, le climat est un peu différent, ça va donc rendre les choses plus ardues du côté ses pneus, mais en même temps ils vont être plus faciles à chauffer. Peut-être va-t-on voir du grainage.

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