L'Equipe.fr lequipe_news

Volley - Ligue Mondiale La France au tapis

sam 19 jui, 23h32


L'équipe de France a une nouvelle fois été battue par la Serbie 3-1 (25-20, 25-22, 12-25, 25-17), samedi soir à Belgrade lors de la sixième et ultime journée de Ligue Mondiale. Après avoir déjà raté le coche la veille, les Bleus de Stéphane Tolar (Photo Reuters) et sont donc éliminés de la compétition.

L'illusion a duré quelques instants. Environ une demi-heure, en fait. Durant ce laps de temps, de la fin du deuxième set jusqu'au premiers points du quatrième, les Bleus ont donné l'impression qu'ils allaient faire vivre à la Serbie ce qu'ils avaient eux-mêmes subi, la veille à Nis. À savoir une défaite au tie-break après avoir empoché les deux premières manches. Mais le troisième set, que les joueurs tricolores ont dominé de la tête et des épaules (25-12), n'a changé le cours de l'histoire que de manière éphémère. Revenues à 1-2 grâce à leur hausse de rythme et un regain de hargne, surtout en deuxième main, les troupes de Philippe Blain ont par la suite connue les mêmes difficultés que lors du premier match, et lors de l'entame de la partie.

Moreau prend le relais de Rouzier

Première source d'ennui : contrer la puissance d'Ivan Milijkovic, encore très en verve, avec 23 points inscrits au final. À défaut d'y parvenir, les Bleus ont essayé de compenser avec leurs propres offensives. Mais, malgré certaines variations de leur part, la réception adverse a été impeccable aux moments-clé. Les Serbes ont souvent bien lu le jeu et ont logiquement empocher les deux premiers sets (25-20, 25-22). Jusqu'au réveil des Français, sous l'impulsion de Marien Moreau. Le pointu d'Asnières a plus que doublé son total de points lors des deux ultimes manches (20 au total), faisant aussi parler la poudre au service (3 aces). Le problème, c'est que lui et ses partenaires ont manqué de lucidité sur plusieurs mises en jeu adverses, notamment avec des erreurs d'appréciations qui se sont transformés en acesserbes.

Plus qu'en attaque, c'est donc dans le secteur défensif que les Bleus ont pêché. Comme en 2003 ou en 2005, ils quittent donc la Ligue Mondiale avant même le tour principal et le Final Six. Une (petite) déception de plus pour une équipe déjà privée des Jeux. Mais aussi de petits motifs de satisfaction. Philippe Blain et ses pousses étaient venus pour démarrer un nouveau chantier, avec de nombreux joueurs sans cape, à l'image de Moreau. Ils n'ont pas encore une idée précise de ce que cela va donner. Ils ont juste commencer à poser les fondations, sans les anciens et sans certains cadres, dont Antonin Rouzier, par exemple, si utile au début du tournoi. Ce n'est que le début. -J.Te.

 

Pas encore utilisateur Yahoo! ? maintenant pour ouvrir un compte gratuitement